NICOLA PIOVANI

Il est né en 1946 à Rome où il vit et travaille. Elève du compositeur grec Manos Hadjidakis, il débuta sa carrière d’auteur de musique de film en 1969 en composant la colonne sonore du film N.P. il segreto de Silvano Agosti avec qui il a par la suite collaboré pendant longtemps.

En 1970 ce fût la rencontre avec Marco Bellocchio pour le film Nel nome del padre suivi de Sbatti il mostro in prima pagina, Marcia trionfale, Salto nel vuoto et Il Gabbiano. Durant les années, sa musique a accompagné les films de nombreux auteurs italiens – Mario Monicelli (Il Marchese del Grillo, Speriamo che sia femmina), Nanni Moretti (La messa è finita, Palombella Rossa, Caro Diario, La stanza del figlio), Giuseppe Tornatore, Sergio Citti, Luigi Magni, Daniele Luchetti, Antonio Albanese, Gianfranco Mingozzi, Peter Del Monte, Fabio Carpi, Damiano Damiani et tant d’autres. De la rencontre avec les frères Paolo et Vittorio Taviani (en 1981) naissent les musiques de La notte di San Lorenzo, Kaos, Good Morning Babilonia, Il sole anche di notte, Fiorile, Tu ridi, resurrezione.

Entre 1985 et 1990, il composa la musique des trois derniers films de Federico Fellini : Ginger e Fred, Intervista e La voce della luna.
Avec les musiques écrites pour le film de Roberto Benigni La vita è bella, il gagne un Oscar en 1999 et obtient en 2000 une nomination pour les Grammy Award.
Outre les metteurs en scène italiens, Piovani a collaboré avec Bigas Luna, Joe Stelling, John Irvin, Ben Von Verbong, Maria Luisa Bemberg, Sergei Bodrov et John Harrison.
Parallèlement à son activité de musique de film et de feuilletons télévisés, Nicola Piovani s’est consacré au théatre avec assiduité.

La rencontre avec l’écrivain Vincenzo Cerami, d’où est née une forte créativité tournée vers le théatre musical et le concert théatral, a été fondamentale. La grande passion pour cette forme poético-musicale porte Piovani à interrompre pour quelques mois durant l’année son activité cinématographique pour se dédier au théatre produit par la Compagnia della Luna, fondée et dirigée par Cerami et Piovani. Ensemble, le poète et le musicien, ont écrit et réalisé La cantata del fiore (1988), La cantata del buffo (1990), Il Signor Novecento (1992), Canti di scena (1993), Romanzo musicale (1998) et La Pietà – un « stabat mater concertante » pour un acteur, deux chanteurs et 23 solistes de l’Orchestra Aracoeli – produit en collaboration avec le Théatre Mancinelli de Orvieto avec lequel il a aussi produit le Concerto Fotogramma.
Nicola Piovani est également compositeur de musique de chambre : le trio Il demone meschino, La ballata epica pour flûte et piano, le quatuor pour saxophones L’assassino, et Canto senza parole per Vittorio Gassman pour violon et piano. Il a composé la musique pour le Balletto Fellini, présenté à Rome en août 1995 au Théatre de l’Opéra de Rome.


Les chansons occupent, par ailleurs, un espace tout autre que mineur dans l’activité de Piovani, nous rappellerons, entre autre, celles écrites pour Fabrizio De André, pour Roberto Benigni et pour Noa.
Outre à l’Oscar, obtenu en 1999 pour la meilleure partition dramatique, Piovani a gagné de nombreux autres prix parmi lesquels le David di Donatello en 1986, 1994 et 2001, le Nastro d’argento pour sa carrière en 1992, le Ciak d’or en 1986, le Prix SIAE pour sa carrière et le Prix Rota en 1997.  Il obtint, également, en 1998 une prestigieuse nomination au « Silver Condor » pour le film El impostor qui lui a été attribuée par l’Association des Critiques Cinématographiques Argentins.

En 2007 nomination au prix Césars pour la musique du Film l’Equipier.  En 2008 il a été nommé Chevalier dans l’ordre des Arts et Lettres par le Ministre français de la Culture et la Communication.

 

A cura della Casa Editrice Alba